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1- Un contexte politique promoteur pour l’Afrique…

 

1. Un contexte politique promoteur pour l’Afrique…

A l’instar de la plupart des pays africains, le Niger est entré de plain-pied dans l’ère de la démocratie multipartite en 1991, avec la tenue de la Conférence Nationale Souveraine. Cette évolution notable s’est caractérisée par l’avènement du pluralisme politique, l’organisation d’élections libres et transparentes (en 1993, 1999 et 2004), la garantie constitutionnelle des libertés et droits démocratiques, l’émergence d’une société civile plurielle et la libéralisation de l’espace médiatique.

En l’espace d’une décennie, les associations et ONG nigériennes ont abattu un travail fort remarquable, au regard du peu de moyens dont elles disposent et des contraintes auxquelles elles font face. Le rôle positif de ces associations et ONG dans la construction démocratique et le développement est reconnu par tous les acteurs, y compris le gouvernement nigérien et les partenaires techniques et financiers. Ces dernières années, les associations et ONG nigériennes ont d’ailleurs acquis une légitimité populaire importante, en exprimant les préoccupations des populations sous forme de revendications.

A côté de ces organisations de la société civile, des nombreux médias indépendants apportent aussi une contribution décisive à l’éveil citoyen. C’est le cas notamment des radios privées qui jouent un rôle essentiel en matière d’information, de sensibilisation et de mobilisation des populations. C’est aussi le cas de la presse écrite nigérienne qui fait un travail remarquable d’information et de veille critique vis-à-vis des pouvoirs publics, qui sont constamment interpellés sur leur gestion et sur leurs politiques.

Aujourd’hui, grâce au travail abattu par les organisations de la société civile et les médias indépendants, les citoyens nigériens ont pris conscience que le plus grand défi de la construction démocratique demeure la responsabilité des gouvernants vis-à-vis des gouvernés. Cette exigence citoyenne s’est matérialisée au Niger avec le vote, le 31 mai 2007, de la motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Hama Amadou.

En renversant légalement le Gouvernement, les parlementaires nigériens (toutes tendances politiques confondues) ont ainsi satisfait une revendication maintes fois exprimée par la majorité des Nigériens, las d’être gouvernés par une équipe qui excelle dans la mauvaise gestion des ressources publiques. A travers le vote d’une motion de censure, les parlementaires nigériens ont également lancé un signal fort à tous les Parlements africains, qui doivent désormais être à l’écoute de leurs concitoyens et non être des simples caisses de résonance de l’exécutif. Ils ont enfin administré la preuve de la vitalité de la démocratie nigérienne cité en exemple presque partout en Afrique.

La tenue de la cinquième édition du FSA au Niger sera donc l’occasion pour le mouvement social africain de discuter et de partager l’expérience des organisations de la société civile nigérienne en matière de renforcement du contrôle citoyen de l’action publique.

 
 

 
 
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